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Veillée de Noël dans l'église du Graal

Photo Pierre Guillot

Noël dans l’église du « Graal » à Tréhorenteuc

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Voilà plus de 30 ans que la veillée de Noël n’avait pas été célébrée dans la petite église de Tréhorenteuc en Brocéliande. Alors, il y avait une grande émotion et une certaine impatience, en ce dimanche 24 décembre 2017, lorsqu’une centaine de personnes se sont réunies en ce lieu si particulier. Pierre Guillot, engagé dans la préservation de cette église unique, témoigne.

Brocéliande est connue pour ses nombreuses légendes qui remontent aux époques dites païennes, et où déjà, l’humanité attendait avec impatience le retour du soleil, gage de lumière, d’abondance et de bonheur.

Ce que l’on sait peut-être moins, c’est que Noël y est fêté depuis le 7e siècle. Plus de 1400 ans que les villageois de Tréhorenteuc et les pâtres des alentours viennent fêter la naissance du Christ, dans la petite église de Tréhorenteuc nichée au fond de son vallon.

Et pourtant, tristement, depuis près de 30 ans, la cloche de l’église du « Graal » était restée muette pour la veillée de Noël. D’aucun pensant que le village endormi de Tréhorenteuc ne valait pas d’affronter la froidure hivernale, et des chemins incertains plongés dans les ténèbres des nuits les plus longues de l’année.

Tout cela était sans compter la foi et « l’enthousiasme » (in Théo... Dieu dedans) de quelques uns. Le miracle de Noël a pu s’accomplir !

En quelques jours, pour ne pas dire en quelques heures, des Bretons des 4 départements ont convergé vers ce vallon et cette petite église dont la cloche virevoltante leur souhaitait la bienvenue.

Accueillis par le Père Roger Blot (en charge du Département d’Art Sacré d’Ille-et-Vilaine), la veillée de Noël commença par une visite de l’église du « Graal », petite de par sa taille, mais connue dans toute l’Europe grâce au travail de foi de l’Abbé Gillard, qui fit le choix assumé d’utiliser l’art comme pédagogie pour parler de l’Eucharistie.

Sur les landes de Bréholo

Puis ce fut la montée au Mont Bréholo ou Bréhélo, qui en vieux Gaulois signifiait « la montage du soleil », ou « colline de la lumière », pour assister au coucher du soleil. Là, Jacky Ealet écrivain et historien de Brocéliande, nous a fait la surprise de lire un de ses contes de Noël. On y voit l’âne et le bœuf, ennemis jurés, se réconcilier au dessus de la crèche, et leur « haine » se transformer en une haleine chaude, réconfortant l’Enfant Jésus.

Puis retour à l’église pour la messe de Noël.

D’où venaient-ils, comment ont-ils été prévenus ? Plus de 100 personnes étaient là, sourire aux lèvres et impatients de vivre ce moment marquant de l’année, dans ce haut lieu, humble et isolé au fond de sa vallée.

Célébrée par le Père Roger, entrecoupée d’un très beau conte initiatique, « Lilou et les trois diamants » (...de sagesse) dit par Marie Tanneux, conteuse en Brocéliande, la messe a réuni toutes ces âmes en quête de paix partagée, dans ce lieux hors du temps et du jeux des hommes, un lieu où demain sera.

Vous pouvez également lire cet article sur le site web de Pierre Guillot.

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