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Travaux de protection du Val sans Retour

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Le Val sans Retour, haut lieu touristique en Brocéliande, attire chaque année des milliers de visiteurs. Cet espace naturel fragile souffre et doit être préservé. C’est l’objectif du projet de la Communauté de Communes de Brocéliande, qui vise à canaliser la fréquentation du public sur les hauteurs du Val sans Retour à Paimpont.

Le Val sans Retour, ou Val des Faux amants, de la légende arthurienne est aussi une zone naturelle d’intérêt écologique pour sa faune et sa flore. Cette vallée encaissée, entourée de crêtes de schiste rouge, est un prolongement naturel du massif forestier de Paimpont. Par le passé, le Val fût à de nombreuses reprises victime d’incendies ravageurs, et l’Arbre d’Or est là pour rappeler aux visiteurs ces événements tragiques.

Aujourd’hui, la fréquentation touristique toujours plus grande menace de manière incidieuse l’équilibre écologique du lieu. Les sentiers s’élargissent et se multiplient sur la lande, accentuant l’effet d’érosion du sol et de ravinement. Cela entraine ainsi la dégradation, voire localement, la disparition progressive de ces habitats sensibles et protégés.

Dans le cadre du programme européen Natura 2000, la Communauté de Communes de Brocéliande lance un projet de restauration d’habitats naturels qui passe notamment par la pose d’une clôture basse délimitant les sentiers. Il s’agit également d’attirer l’attention des visiteurs sur la nécessité de préserver et régénérer les pelouses pionnières de part et d’autre de ces chemins dont certains seront fermés.

Alors, certains seront sans doute choqués par l’impact visuel de cet aménagement... Mais gageons qu’avec le temps, les clôtures basses seront fondues dans la végétation. Et je suis sûr que nos conteurs, à l’imagination toujours fertile, les intégrerons dans l’imaginaire du lieu : pourquoi pas des barrières de protection pour les korrigans étourdis ?

Rappelons-nous que l’Arbre d’Or, aujourd’hui intimement lié au site, avait en son temps reçu un accueil « mitigé » !

Les travaux sont réalisés de la mi-avril à la mi-mai 2018. Ce projet est cofinancé par l’Etat, dans le cadre d’un contrat Natura 2000 et par la Communauté de communes de Brocéliande.

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