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La légende de l’Ankou

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Qui plaisante avec la mort trouve à qui parler.

Au 19e siècle, Anatole Le Braz collecte des chansons et des contes populaires de Bretagne armoricaine. Il compose, entre autre, son recueil « La légende de la Mort », hérité des veillées mortuaires et véritable témoignage d’une tradition à la croisée des deux mondes. Anecdotes, contes, proverbes, dictons et intersignes se rejoignent au bal des Anaons pour annoncer la mort prochaine...

L’Ankou est une figure importante de la mythologie bretonne. Selon certains érudits, il serait associé au dieu gaulois Sucellos, ayant pour fonction d’assurer la perpétuation des cycles des saisons, l’alternance de la nuit et du jour, de la mort et de la renaissance.

Souvent confondu avec la Mort, il n’en est pourtant que le serviteur. C’est en effet un personnage « psychopompe », il collecte les âmes des défunts dans sa charrette et les conduit dans l’Autre Monde en passant par les Monts d’Arrée. On le retrouve d’ailleurs figurant sur de nombreux calvaires et colonnes des églises bretonnes.

Quand on entend le WIG HA WAG de sa charrette, on sait que quelqu’un va bientôt mourir... On dit que celui qui le voit trépassera dans l’année ! On raconte qu’il est vêtu d’un grand manteau noir ou d’une cape, d’un chapeau à bords larges, que sa tête ne tient qu’à peine sur ses épaules décharnées. Son corps est bien fait de chair et d’os puisqu’il a été jadis l’un des nôtres ! Il prend le corps du dernier mort de l’année qui fera son office pendant un an et une nuit, tenant toujours dans sa main sa faux à la lame retournée pour renverser les trépassés.

 Semaine de la Samain en Brocéliande : Célébrons l’entrée dans les mois noirs !

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